Nous relayons le courrier commun des fédérations de fonctionnaires au premier ministre, suite à la confirmation par R. Lescure, Ministre de l’Économie, d’une inflation annuelle autour de 2.2 %, et à l’annonce de J-P. Farandou, Ministre du Travail, d’une revalorisation du Smic de 2,4 % au 1er juin : ce sont plus de 700 000 agents qui seront rattrapés par le minimum légal et se verront privés de perspective d’évolution de carrière !
Le premier ministre vient de déclarer aujourd’hui à l’Assemblée nationale : » L’activité de nos forces armées sur l’ensemble de la zone inévitablement crée des dépenses, des impacts sur les finances publiques (…). C’est une guerre. Et les 6 milliards d’euros que nous avons documentés devront être remis à jour, cela va sans dire, on y reviendra. « :
C’est le prix de la guerre pour 2026… et le parlement vient de voter à 440 voix pour et 122 contre une augmentation de 36 milliards d’euros des crédits alloués à la défense d’ici 2030, dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire !
Tout ceci impose des choix comme le dit clairement la circulaire du ministre des comptes publics : » les budgets ministériels hors mission “défense” devront globalement être en diminution, en valeur, par rapport à la loi de finances initiale pour 2026. »
» DES SALAIRES PLUTÔT QUE DES ARMES » (appel à la Conférence de Londres )
Face à cette marche à la guerre dans laquelle Macron veut nous entraîner, mettre en oeuvre la résolution adoptée par le Congrès confédéral est une question de survie : » Le Congrès refuse l’augmentation sans fin des dépenses militaires au détriment du service public, incompatible avec la satisfaction des revendications. Il exige le cessez-le-feu partout dans le monde, en particulier en Ukraine, en Iran, au Liban ainsi que l’arrêt des massacres en Palestine. Le Congrès appelle ses syndicats à prendre les initiatives nécessaires pour empêcher la guerre. «
Retrouvez le courrier intersyndical : ici