Face à la militarisation, organiser l’École contre la guerre ! 

Une délégation de la FNEC FP FO a été reçue au ministère suite au courrier adressé au ministre Geffray lui demandant de retirer le guide « acculturer les jeunes à la défense », publié en novembre 2025, et de mettre fin aux dispositifs d’embrigadement des élèves comme les « classes défense et sécurité globale », les rallyes citoyens, etc. 

Si le ministère s’est voulu rassurant, force est de constater qu’il n’a répondu à aucune des revendications de la FNEC FP FO.

C’est donc clair : la pression exercée sur l’École pour la soumettre à la marche à la guerre et préparer nos élèves à une « guerre majeure de haute intensité » (Revue nationale stratégique 2025), va se poursuivre et s’amplifier. 

Face à cette situation, les personnels, les jeunes organisent la résistance et opposent leurs revendications.

Dans notre région, à Pont-Audemer et à Caen, le 7 mai, des centaines d’élèves se sont rassemblés devant leurs établissements contre les suppressions d’options et des heures de cours les privant des moyens d’étudier, et contre la militarisation de l’École. 

Ils ont raison ! La FNEC FP-FO se tient aux côtés de tous ceux, personnels, parents, lycéens, qui refusent la marche à la guerre, la militarisation de la société, de l’école et l’embrigadement de la jeunesse. Elle soutient et appelle à multiplier toutes les initiatives dans ce sens, afin de réunir les conditions du rapport de force qui contraindra le ministère à répondre aux revendications : 

Retrait du guide « acculturer les jeunes à la défense » ; 

Abandon des classes défenses et de tout dispositif reposant sur un partenariat entre l’école et l’armée ; 

Abrogation du SNV et l’arrêt de sa promotion au sein des établissements scolaires ; 

▪ Retrait de la proposition de loi Blanchet pour le renforcement de l’enseignement à la défense ; 

Retrait du projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 ; 

De l’argent pour l’Ecole, pour l’Hôpital, pour les services publics, pour les salaires, pas pour la guerre ! 

Retrouvez le communiqué complet ici