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Prise de position de 32 PE réunis en RIS le mercredi 29 avril 2020
Publié le 1er mai 2020 | SNUDI-FO 27

Nous, les 32 personnels de l’Éducation Nationale, syndiqués ou non syndiqués, réunis avec le SNUDIFO, le mercredi 29 avril 2020, avons pris connaissance le 13 avril des déclarations du Président de la République quant à la réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées à compter du 11 mai, ainsi que des annonces du 1er ministre , le 28 avril, d’organiser le déconfinement pour tous les Français, notamment au niveau des écoles.

Nous constatons ceci :
- en dehors du confinement, les mesures nécessaires n’ont pas été prises pour protéger les personnels et notamment ceux qui se retrouvent sur le terrain,

- le ministre Blanquer n’a toujours pas donné suite à l’avis exprimé lors du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail ministériel (CHSCTM) du 3 avril demandant « un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité »,

- le 1er ministre et le ministre Blanquer n’appuient leurs décisions sur aucune étude scientifique alors que celle publiée par l’Institut Pasteur le 21 avril déconseille fortement le déconfinement le 11 mai et celle du conseil scientifique avait préconisé, le 20 avril, une réouverture pour les établissements scolaires qu’en septembre ;

- dans nos établissements, les gestes barrières seront impossibles à appliquer. Même avec 15 élèves par classe, en maternelle ou en élémentaire observer une distanciation sociale en classe, dans la cour de récréation ou bien encore à la cantine est impossible,

- le rôle qui nous est assigné est en définitive celui de garderie voire de terrain d’expérimentation de l’immunité de groupe,

- avec le recours au télétravail pendant le confinement, la réglementation du travail a été contournée. Lors du déconfinement, un cran supplémentaire serait franchi avec la superposition du travail en présentiel et à distance. Nos statuts et obligations de service pourraient varier en fonction de l’appréciation locale.

Nous déplorons que le ministre n’apporte aucune garantie :

- sur le dépistage systématique des personnels et des élèves avant toute réouverture d’établissement
- sur la fourniture de matériel de protection (masques FFP2, savon, gel hydroalcoolique, serviettes jetables, …), celle-ci étant renvoyée aux collectivités
- adaptation de la capacité d’accueil des locaux et du respect des gestes barrières (classes, sanitaires, entrées et sorties, voies de circulation, matériel s pédagogiques, …)
- sur la nature du protocole de reprise, l’appréciation de la situation et la décision finale étant laissée aux élus locaux et directeurs d’école.
Pourtant, assurer la surveillance des personnels à risque est une obligation réglementaire qui incombe à notre employeur (article 24 du décret 82-453 modifié).
Il en va de la santé, de l’avenir et de la vie des collègues, de nos élèves et de leurs parents.

Nous exigeons :

- le dépistage systématique de tous les personnels et des élèves conformément à l’avis du CHSCT ministériel,
- la mise en œuvre de toutes les mesures de protection nécessaires (équipements de protection à hauteur des besoins, désinfection totale des locaux, tests quotidiens, masques FFP2, …) pour tous les personnels.
- le respect de nos obligations de service et de la réglementation en matière de missions et de temps de travail.

Nous avertissons :

Si le 11 mai ces conditions n’étaient pas réunies, nous serions dans l’obligation, avec le soutien du SNUDI FO 27 notamment, d’exercer notre droit de retrait ou notre droit de grève.

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